Prestataire de sauvegarde informatique et plan de reprise d'activité / Rennes
Prestataire de sauvegarde informatique et plan de reprise d'activité : les entreprises à Rennes
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Choisir un prestataire de sauvegarde informatique et de plan de reprise d'activité à Rennes
Une panne de serveur, un rançongiciel, un incendie, une erreur de manipulation : n'importe lequel de ces incidents peut bloquer une entreprise du jour au lendemain. La question n'est pas de savoir si elle perdra des données, mais en combien de temps elle pourra repartir.
Cette page aide les dirigeants et les responsables informatiques de Rennes et de sa métropole à choisir un prestataire de sauvegarde et de plan de reprise d'activité (PRA). Elle ne recommande aucune entreprise en particulier. Elle explique ce qu'il faut attendre de ce métier, les questions à poser et les documents à demander avant de signer.
Sauvegarde, PRA, PCA : de quoi parle-t-on ?
La sauvegarde consiste à copier régulièrement vos données (fichiers, bases, messagerie, configurations de serveurs) sur un support distinct, pour pouvoir les restaurer en cas de perte.
Le plan de reprise d'activité va plus loin. C'est un ensemble documenté de procédures, de moyens techniques et de responsabilités qui permet de redémarrer le système d'information après un sinistre majeur. Une sauvegarde sans procédure de restauration testée ne constitue pas un PRA.
Le plan de continuité d'activité (PCA), lui, vise à ne pas interrompre le service du tout, grâce à des infrastructures redondantes qui prennent le relais. Il coûte nettement plus cher et n'est pas indispensable à toutes les structures.
Deux indicateurs à fixer avant de comparer les offres
Un prestataire sérieux commencera par vous interroger sur deux notions. Si ce n'est pas le cas, posez-les vous-même.
Le RPO (Recovery Point Objective) correspond à la quantité maximale de données que vous acceptez de perdre, exprimée en durée. Une sauvegarde quotidienne nocturne signifie qu'un incident en fin de journée peut faire disparaître une journée entière de saisie.
Le RTO (Recovery Time Objective) correspond à la durée d'interruption tolérable avant que l'activité redémarre. Un cabinet qui peut travailler quelques jours sur papier n'a pas les mêmes besoins qu'un site de production ou un commerce en ligne.
Ces deux valeurs déterminent l'architecture, la fréquence des sauvegardes et le budget. Elles se décident avec la direction, pas seulement avec le service informatique.
Les bonnes pratiques qu'un prestataire doit appliquer
Certaines règles font consensus dans la profession et figurent dans les recommandations publiées par l'ANSSI. Elles servent de grille de lecture pour juger une proposition :
- La règle du 3-2-1 : au moins trois copies des données, sur deux supports différents, dont une conservée hors du site principal.
- Une copie déconnectée ou immuable, que personne ne peut modifier ni effacer depuis le réseau de l'entreprise. C'est elle qui protège face à un rançongiciel capable de chiffrer aussi les sauvegardes accessibles.
- Le chiffrement des sauvegardes, pendant le transfert comme au stockage, avec une gestion des clés clairement documentée.
- Des tests de restauration réguliers, avec un compte rendu écrit. Une sauvegarde jamais restaurée reste une hypothèse.
- Une supervision qui alerte en cas d'échec d'une tâche, au lieu de le découvrir le jour du sinistre.
- Une politique de rétention définie : combien de versions sont conservées, et pendant combien de temps.
Questions à poser lors des premiers échanges
Quelques questions simples permettent de distinguer rapidement les prestataires et de comparer des offres qui, sur le papier, se ressemblent :
Où sont physiquement hébergées les copies externalisées, et chez quel hébergeur ? Pour des raisons de conformité au RGPD, beaucoup d'entreprises préfèrent un stockage en France ou dans l'Union européenne. Si vous traitez des données de santé, l'hébergeur doit être certifié HDS.
Qui déclenche le PRA, et comment ? Demandez qui vous appelez un dimanche soir, par quel canal, et quels engagements de délai d'intervention figurent au contrat.
Que couvre exactement la prestation : postes de travail, serveurs, environnements virtualisés, messagerie et outils en ligne ? Les données hébergées sur Microsoft 365 ou Google Workspace ne sont pas automatiquement sauvegardées au sens d'un PRA. Mieux vaut vérifier qu'elles sont incluses.
Que se passe-t-il à la fin du contrat ? Vos données doivent pouvoir être récupérées dans un format exploitable, et leur suppression chez le prestataire doit être attestée.
Les documents à demander avant de signer
Un engagement oral ne suffit pas sur un sujet aussi critique. Exigez par écrit :
- une proposition détaillant le périmètre sauvegardé, les fréquences, la rétention, le RPO et le RTO visés ;
- le contrat de service, avec les niveaux d'engagement (SLA) et les éventuelles pénalités ;
- le document PRA lui-même, ou au minimum son plan, avec les rôles de chacun et l'ordre de redémarrage des applications ;
- le calendrier et le format des tests de restauration ;
- l'accord de sous-traitance au sens du RGPD, qui précise les obligations du prestataire sur vos données ;
- les certifications de l'hébergeur utilisé, le cas échéant.
Proximité géographique : un atout réel, à bien interpréter
Choisir un prestataire installé à Rennes ou dans les communes voisines, comme Cesson-Sévigné, Saint-Grégoire, Vern-sur-Seiche ou La Mézière, facilite les rendez-vous, les audits sur site et une intervention physique quand un serveur doit être remplacé ou réinstallé.
En revanche, la copie externalisée de vos données ne doit pas se trouver à quelques rues de vos bureaux. Un sinistre qui touche un bâtiment ou un quartier peut toucher les deux sites. Un prestataire local qui stocke vos sauvegardes dans un centre de données éloigné cumule les deux avantages.
Prestataire généraliste ou spécialiste ?
Les entreprises listées dans cette catégorie n'ont pas toutes le même profil. Certaines proposent l'infogérance complète du parc informatique, d'autres interviennent sur un périmètre plus ciblé : réseau, cybersécurité, téléphonie, conformité. Avant de les contacter, consultez leur site et demandez directement si la sauvegarde et le PRA font partie de leur cœur de métier ou d'une offre complémentaire.
Un prestataire qui gère déjà votre informatique au quotidien connaît votre environnement, ce qui accélère la reprise. Un second regard extérieur reste toutefois utile pour auditer un dispositif existant et vérifier qu'il tient ses promesses.
Comment utiliser cet annuaire
Sélectionnez trois ou quatre prestataires, présentez-leur le même cahier des charges, avec vos objectifs de RPO et de RTO, le nombre de postes et de serveurs et les applications critiques, puis comparez leurs réponses sur la même base. Le moins cher n'est pas forcément le plus économique : la vraie valeur d'un PRA se mesure le jour où il faut s'en servir.
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